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Énergie : un tiers des Français a eu du mal à payer ses factures, et deux sur trois craignent de mal se chauffer cet hiver

Une enquête menée en juin 2026 auprès de 2 000 Français, relayée par le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, chiffre la place de l'énergie dans les budgets : 35 % des personnes interrogées ont eu du mal à payer leurs factures d'énergie au cours de l'année écoulée, 53 % ne pourraient pas absorber une dépense imprévue de 1 000 €, et 66 % pensent qu'elles pourraient avoir du mal à se chauffer cet hiver.

Infographie 15dumois : parmi les personnes interrogées en juin 2026, 35 % ont eu du mal à payer leurs factures d'énergie, 53 % ne pourraient pas absorber 1 000 € d'imprévu, 66 % craignent de mal se chauffer cet hiver et 82 % anticipent une hausse des carburants, d'après l'enquête Project Tempo relayée par le Plan.Graphique 15dumois — Sources : Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, enquête EuroPulse de Project Tempo.

Une enquête menée auprès de 2 000 Français représentatifs de la population, et relayée le 30 septembre 2026 par le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, chiffre la place de l’énergie dans les budgets. 35 % des personnes interrogées déclarent avoir eu du mal à payer leurs factures d’énergie au cours des douze derniers mois ; la proportion atteint 48 % chez les 25-34 ans. 53 % indiquent qu’elles ne pourraient pas absorber une dépense imprévue de 1 000 €. Et 66 % pensent qu’elles pourraient avoir du mal à se chauffer correctement cet hiver.

Après l’alimentation, les dépenses d’énergie sont le poste que les ménages jugent le plus lourd dans leur budget. Un point de calendrier compte pour lire ces chiffres : l’enquête a été réalisée en juin 2026, avant la hausse du prix repère du gaz du 1er octobre.

Ce que dit l’enquête, chiffre par chiffre

Réponse Part des personnes interrogées
Ont eu du mal à payer leurs factures d’énergie au cours de l’année 35 %
… parmi les 25-34 ans 48 %
Ne pourraient pas absorber une dépense imprévue de 1 000 € 53 %
Pensent qu’elles pourraient avoir du mal à se chauffer correctement cet hiver 66 %
Jugent probable une hausse des prix à la pompe 82 %
Redoutent une pénurie de carburant 61 %
Craignent des coupures d’électricité chez elles 36 %
Citent le coût de la vie parmi leurs cinq premiers sujets d’inquiétude 59 %
Privilégient la maîtrise des prix plutôt que l’accélération de la transition 59 %
Choisissent d’accélérer la transition malgré son coût à court terme 26 %

Lecture : ces parts portent sur l’ensemble des personnes interrogées, sauf la ligne des 25-34 ans, qui isole cette tranche d’âge. Une enquête déclarative mesure des difficultés et des anticipations déclarées, pas des situations individuelles vérifiées.

Un contexte plus tendu depuis l’enquête

Les réponses datent de juin 2026. Depuis, plusieurs hausses sont intervenues : le prix repère du gaz a augmenté de 6,3 % au 1er octobre 2026, et l’énergie a pesé plus de la moitié de la hausse des prix de septembre. C’est précisément la période que les personnes interrogées anticipaient : 82 % jugeaient probable une hausse des prix à la pompe, 61 % redoutaient une pénurie de carburant et 36 % craignaient des coupures d’électricité.

L’énergie n’apparaît pas seulement comme un poste de dépense : dans cette enquête, la sécurité énergétique est citée par près d’un tiers des personnes interrogées parmi les formes de sécurité qui comptent pour elles, devant la sécurité des frontières.

Ce qui peut alléger la facture

Plusieurs dispositifs existent déjà, sans attendre une réforme. Nous les avons détaillés séparément :

  • Le chèque énergie 2026 : envoyé à 4,5 millions de foyers, d’un montant de 48 € à 277 € selon les revenus. Si vous pensez y avoir droit sans l’avoir reçu, la demande reste ouverte jusqu’au 31 décembre 2026.
  • La trêve hivernale : du 1er novembre au 31 mars, les coupures d’énergie pour impayés sont interdites, sauf exceptions. Le détail est dans notre article sur la trêve hivernale.
  • L’aide carburant de l’État : 100 € pour octobre-décembre 2026, versés sans démarche aux foyers qui l’ont déjà perçue. Les conditions sont dans notre article sur l’aide carburant.
  • Comparer son contrat : pour un même logement, le prix du kWh varie selon le fournisseur et l’offre. Le repère public le plus récent reste le prix repère du gaz, publié par la Commission de régulation de l’énergie.

Ce que nous n’affirmons pas

  • Ces chiffres ne décrivent pas la situation d’aujourd’hui. L’enquête a été menée en juin 2026, avant la hausse du prix repère du gaz du 1er octobre : ils mesurent une situation antérieure à cette hausse.
  • Une enquête déclarative n’est pas un constat individuel. Elle porte sur un échantillon de 2 000 personnes représentatives ; elle recueille des difficultés et des anticipations déclarées, pas des situations vérifiées foyer par foyer.
  • Le document du Plan contient des propositions, pas des décisions. La contribution propose un « pacte de confiance énergétique » ; rien de tel n’est en vigueur du fait de sa publication.
  • Aucun conseil personnalisé. Nous ne calculons pas la situation d’un foyer donné et nous ne prédisons pas l’évolution des prix.

Nos sources

  • Antoine Bristielle, « Pour un pacte de confiance énergétique. Réussir la transition énergétique en redonnant de la visibilité aux Français », Collection du Plan n° 17, Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, publié le 30 septembre 2026 (PDF) : ensemble des pourcentages cités.
  • Project Tempo, enquête EuroPulse, échantillon de 2 000 Français représentatifs de la population, juin 2026 : source des données reprises par cette contribution.
  • Commission de régulation de l’énergie, prix repère de vente du gaz au 1er octobre 2026 (voir notre article sur le prix repère du gaz).
  • Insee, indice des prix à la consommation de septembre 2026 (voir notre article sur l’inflation de septembre).
  • Service-Public.fr et economie.gouv.fr, chèque énergie 2026 (voir notre article sur le chèque énergie).

Les pages ci-dessus ont été consultées le 4 octobre 2026. Aucun chiffre n’est estimé : les seuls pourcentages publiés ici sont ceux de l’enquête citée, et les données de contexte proviennent de la CRE et de l’Insee.

Comment nous vérifions les prix et les chiffres que nous publions : notre méthode.

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