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Comment nous vérifions les prix

Ce que nous lisons, ce que nous conservons, ce que nous ne pouvons pas vérifier — et pourquoi nous ne remontons jamais avant notre premier relevé.

Page Comment nous vérifions les prix : visuel typographique 15dumois sur fond bleu nuit, rappelant les relevés horodatés, les sources nommées et les corrections publiées.Composition 15dumois — aucun élément tiers.

Sur 15dumois, un prix relevé n’est ni un prix « habituel », ni la promesse du meilleur prix du marché. C’est une observation : à une date et une heure données, nous avons vu un prix précis pour un produit précis chez un marchand précis. Voici comment nous vérifions, conservons et utilisons cette information.

1. Identifier précisément ce que nous suivons

Avant même de relever un prix, nous devons savoir ce que nous regardons. Deux produits qui se ressemblent ne sont pas nécessairement comparables : une référence, une capacité, une génération, une couleur ou une configuration différente peuvent suffire à changer le produit et son prix.

Nous cherchons donc à établir la référence exacte du produit avant d’intégrer un relevé à son historique. Lorsque cette identification n’est pas suffisamment fiable, nous préférons ne pas rapprocher les prix.

2. Lire la page du marchand, pas un résumé

Le prix que nous enregistrons provient de la page du produit chez le marchand lorsque celle-ci est directement accessible et exploitable.

Une réglette de recommandations, un encart publicitaire, un résultat de moteur de recherche ou un extrait affiché par un service tiers ne suffit pas. Ces informations peuvent être anciennes, concerner une variante différente ou présenter une promotion qui n’est plus disponible.

Un prix repéré ailleurs peut nous donner une raison d’aller vérifier une offre. Il ne devient un relevé 15dumois qu’après vérification sur une source suffisamment précise.

3. Noter l’instant de l’observation

Un prix n’existe pas hors du temps. Chaque relevé comporte donc une date et une heure.

C’est ce qui permet d’écrire : « à cet instant, cette page affichait ce prix », plutôt que de laisser croire que ce tarif est encore nécessairement disponible au moment où le lecteur consulte 15dumois.

Un marchand peut modifier son tarif après notre passage. Nous ne présentons donc jamais un ancien relevé comme une garantie du prix que le lecteur trouvera quelques heures ou quelques jours plus tard.

4. Conserver la source du relevé

Chaque observation est associée à la source sur laquelle le prix a été constaté. Cela nous permet de conserver la provenance du relevé et de revenir vérifier l’offre lors d’un passage ultérieur.

Cette source fait partie de l’information. Un prix sans provenance suffisamment précise n’a pas vocation à rejoindre l’historique vérifié d’un produit.

5. Un nouveau relevé s’ajoute aux précédents

Lorsque nous vérifions de nouveau un produit, la nouvelle observation ne remplace pas les anciennes. Elle s’ajoute à elles.

C’est ce principe qui permet de construire progressivement un véritable historique 15dumois. Nous ne modifions pas le relevé du mois dernier parce que le prix a changé aujourd’hui et nous ne reconstituons pas artificiellement les prix précédant le début de notre suivi.

Notre historique commence au moment où nous avons commencé à observer le produit.

6. Un prix inchangé reste une information

Une nouvelle vérification peut aboutir exactement au même prix que la précédente. Nous pouvons malgré tout conserver cette observation.

La raison est simple : « vérifié et toujours au même prix » n’est pas équivalent à « pas vérifié depuis le dernier relevé ».

Avec le temps, ces observations permettent de distinguer une période de stabilité d’une période pendant laquelle nous ne disposons simplement d’aucune nouvelle mesure.

7. Chaque marchand garde son propre historique

Lorsque nous suivons un même produit chez plusieurs marchands, nous ne mélangeons pas leurs observations.

Un prix relevé chez Boulanger, par exemple, appartient à l’historique de ce produit chez Boulanger. Un prix observé ailleurs constitue une autre série d’observations, avec sa propre source et ses propres dates.

Cela évite de créer artificiellement une courbe qui donnerait l’impression qu’un même vendeur a successivement pratiqué des prix qui proviennent en réalité de plusieurs enseignes.

8. Le marchand principal n’est pas forcément le moins cher

Certaines fiches présentent un marchand principal ainsi que d’autres prix que nous avons également relevés. Ce marchand principal ne constitue pas une déclaration selon laquelle il serait le moins cher du marché.

Un lecteur peut préférer une autre enseigne pour de nombreuses raisons : disponibilité locale, retrait en magasin, service après-vente, habitudes d’achat ou avantages dont nous ne connaissons pas nécessairement les conditions.

Notre rôle est de présenter les observations dont nous disposons, pas de décider à la place du lecteur où il doit acheter.

9. « Aussi relevé chez » ne signifie pas « comparateur exhaustif »

Lorsqu’une fiche affiche plusieurs marchands, elle montre uniquement les prix que nous avons effectivement relevés pour la même référence.

15dumois ne prétend pas interroger en temps réel l’ensemble des commerçants susceptibles de vendre le produit. Un marchand absent de la liste peut proposer le même article, éventuellement à un meilleur prix.

Nous préférons afficher quelques observations vérifiées plutôt qu’une fausse exhaustivité.

10. Séparer notre relevé de la déclaration du marchand

Lorsqu’un marchand affiche un prix barré, un prix de référence, une remise ou un pourcentage de réduction, nous distinguons cette information de notre propre observation.

Notre relevé permet de dire : « nous avons observé ce produit à ce prix, chez ce marchand, à cette date ».

Il ne permet pas, à lui seul, d’affirmer combien le produit coûtait auparavant ni que l’économie mise en avant par le vendeur correspond à l’évolution que nous avons nous-mêmes mesurée.

11. Le prix barré n’est pas notre historique

Cette distinction est essentielle. Un marchand peut annoncer une réduction en comparant son prix actuel à un prix antérieur. Cette référence commerciale n’est pas intégrée rétroactivement à notre historique comme si nous l’avions nous-mêmes observée.

Si un produit est affiché aujourd’hui à 80 € avec un prix barré de 100 €, notre relevé établit que nous avons vu 80 €. Le montant de 100 € reste une information présentée par le marchand, sauf si nous disposons par ailleurs de nos propres relevés permettant d’établir qu’un prix de 100 € avait effectivement été observé.

12. Ce que prévoit la règle des trente jours

Depuis le 28 mai 2022, l’article L. 112-1-1 du Code de la consommation encadre les annonces de réduction de prix.

Lorsqu’un professionnel annonce une réduction, le prix antérieur indiqué correspond en principe au prix le plus bas qu’il a pratiqué à l’égard de tous les consommateurs pendant les trente jours précédant l’application de la réduction.

Le texte prévoit notamment un régime particulier pour les réductions successives pendant une période déterminée et une exception pour les produits périssables menacés d’une altération rapide. Il ne s’applique pas aux opérations dans lesquelles un professionnel compare ses prix avec ceux d’autres professionnels.

Cette règle encadre la manière dont le professionnel annonce une réduction. Elle ne signifie pas qu’une promotion est nécessairement intéressante pour le lecteur et elle ne transforme pas le prix antérieur déclaré par le marchand en relevé effectué par 15dumois.

13. Ce que nous ne pouvons pas vérifier chez le marchand

Voir un prix antérieur affiché ne nous donne pas accès à l’historique complet des transactions et des tarifs pratiqués par le professionnel.

Nous ne prétendons donc pas certifier, à partir de la seule page produit, que le prix antérieur déclaré par le marchand correspond effectivement au prix exigé par la réglementation. La justification de ce prix relève du professionnel.

De notre côté, nous pouvons uniquement confronter cette déclaration aux observations que nous avons réellement accumulées lorsqu’elles existent.

14. Comment nous parlons d’une « bonne affaire »

Un pourcentage rouge, un prix barré ou le mot « promo » ne suffit pas à transformer une offre en bonne affaire.

Lorsque notre historique devient suffisamment riche, il peut commencer à fournir un contexte : le prix actuel est-il inférieur à nos relevés précédents ? Avons-nous déjà observé ce niveau ? Est-il proche des prix que nous rencontrons régulièrement ou sensiblement inférieur ?

Ces conclusions sont toujours limitées à notre propre historique. Dire « plus bas prix relevé par 15dumois depuis le début de notre suivi » ne signifie pas « plus bas prix jamais pratiqué sur Internet ».

Lorsque nous ne disposons pas encore d’assez d’observations pour qualifier correctement un prix, nous le disons simplement.

15. Un historique jeune doit rester présenté comme tel

Un produit que nous venons de commencer à suivre peut ne posséder qu’un ou deux relevés. Afficher ces données reste utile, mais elles ne permettent pas encore de tirer les mêmes conclusions qu’un historique construit pendant plusieurs mois.

Nous ne cherchons pas à masquer cette différence. La profondeur de notre historique doit être visible et les conclusions doivent rester proportionnées à la quantité d’informations réellement accumulée.

La valeur du suivi augmente avec le temps : pas parce que nous ajoutons artificiellement des données, mais précisément parce que nous attendons de les avoir réellement observées.

16. Nous adaptons la fréquence des vérifications

Tous les produits n’ont pas besoin d’être vérifiés au même rythme.

Un produit dont le prix reste stable pendant une longue période peut être contrôlé moins souvent. À l’inverse, une période commerciale importante, un lancement, une variation récente ou un contexte particulier peut justifier de rapprocher les vérifications.

Cette fréquence sert à organiser notre suivi. Elle ne change jamais la nature d’un relevé : quelle que soit la fréquence de contrôle, un prix n’entre dans l’historique que comme une observation datée et sourcée.

17. Une disponibilité observée n’est pas éternelle

La disponibilité d’un produit peut changer aussi rapidement que son prix. Lorsqu’un état de disponibilité est observable au moment de notre passage, il appartient lui aussi à cet instant.

Nous évitons donc de transformer une disponibilité ancienne en promesse actuelle. Lorsqu’une offre n’est plus accessible ou qu’un produit n’est plus proposé, son historique peut rester utile : la fin d’une offre n’efface pas ce qui a été observé auparavant.

18. Quand un marchand nous est inaccessible

Il arrive qu’une page refuse l’accès, nécessite une interaction que nos outils ne peuvent pas effectuer correctement, dépasse le délai de lecture ou ne permette pas d’identifier suffisamment précisément le produit et son prix.

Dans ce cas, nous ne remplaçons pas l’information manquante par une estimation, un extrait de moteur de recherche ou le prix rapporté par un autre site.

Une absence de mesure reste une absence de mesure.

Cela peut rendre notre couverture moins exhaustive. Nous préférons cette limite visible à une précision que nous ne pouvons pas défendre.

19. Les signalements des lecteurs déclenchent une vérification

Un lecteur peut constater qu’un prix a changé avant notre prochain passage. Il peut également nous signaler une offre que nous ne suivons pas encore ou une incohérence dans une fiche.

Ces signalements sont utiles, mais ils ne modifient jamais automatiquement notre historique. Ils constituent une invitation à retourner vérifier la source.

Si vous constatez une différence entre un prix affiché sur 15dumois et celui actuellement proposé par le marchand, vous pouvez nous la signaler depuis notre page Nous contacter.

20. Ce que notre historique permet — et ce qu’il ne permet pas

Avec suffisamment d’observations, notre historique peut permettre de mesurer une évolution, de repérer des périodes de stabilité, de comparer un prix actuel à nos relevés précédents ou de replacer une promotion dans le contexte de ce que nous avons effectivement observé.

Il ne permet pas de connaître tous les prix auxquels le produit a été vendu partout, à toute heure et chez tous les commerçants. Il ne permet pas non plus de reconstituer la période antérieure à notre première observation.

C’est volontairement une mesure plus modeste, mais aussi plus défendable : nous racontons l’histoire que nos propres relevés permettent réellement de raconter.

Pour comprendre notre méthode éditoriale dans son ensemble, consultez également Notre méthode. Nos règles concernant les relations commerciales sont détaillées dans Affiliation et indépendance éditoriale.