Trois rappels publiés ce jeudi : un onigiri Carrefour, un tournevis FACOM, des bijoux d’enfants
Le dépôt public des rappels de produits porte trois fiches nouvelles publiées ce jeudi 22 octobre 2026 : un onigiri saumon teriyaki de la marque Carrefour le Marché, dont l'étiquette ne déclare pas l'œuf et la moutarde ; 54 tournevis FACOM dont l'emballage annonçait à tort une isolation 1000 V ; et un set de trois bijoux pour enfants vendus chez TEDi, dont la soudure de la bague contient du plomb. Toutes trois sont des rappels volontaires, sans arrêté préfectoral.
Composition 15dumois — sources : RappelConso (DGCCRF), fiches 2026-10-0231, 0235 et 0239 — Sources : RappelConso (DGCCRF) — fiches 2026-10-0231, 0235 et 0239 ; FACOM (facom.fr). Le dépôt public des rappels de produits — RappelConso, tenu par la DGCCRF — a publié trois fiches nouvelles ce jeudi 22 octobre 2026, après celles du matin : un onigiri au saumon vendu chez Carrefour, un tournevis FACOM vendu en magasin de bricolage et un set de bijoux pour enfants vendu chez TEDi. Aucune ne concerne la campagne du charcutier audois Le Cochon du Madres, qui a fait l’objet de quatorze fiches le même jour et que nous avons traitée séparément. Les trois sont des rappels volontaires, sans arrêté préfectoral : c’est le professionnel qui les déclenche, et la DGCCRF publie ce qu’il lui transmet. Voici ce que chaque fiche demande de regarder — et ce qu’elle ne dit pas.
Un onigiri Carrefour : un lot, une date limite et deux allergènes non déclarés
La fiche 2026-10-0235 vise un onigiri saumon teriyaki de 120 g de la marque Carrefour le Marché, vendu sous emballage individuel sous film. Le motif déclaré n’est pas un défaut du produit mais une erreur d’étiquetage : l’emballage n’annonce pas la présence d’œuf et de moutarde. Le risque déclaré est celui d’une substance allergisante non déclarée, et la fiche vise nommément « les personnes allergiques aux œufs et à la moutarde ».
Le repérage est précis, ce qui n’est pas toujours le cas sur ces fiches : code-barres 3523680535589, lot 293, date limite de consommation 26 octobre 2026. Le produit se conserve au réfrigérateur et sa commercialisation s’est arrêtée le 21 octobre 2026 : il n’a été en rayon que du 20 au 21 octobre. Il a été vendu dans toute la France, chez Carrefour ; la fiche nomme le fournisseur, Foodiz Fresh, et porte la marque de salubrité FR 41 059 003 UE. La conduite à tenir est de ne plus consommer, détruire le produit, rapporter l’emballage au point de vente ou contacter le service consommateur. La compensation déclarée est un remboursement, au numéro non surtaxé 0805 90 80 70, du lundi au samedi de 9 h à 19 h.
Un tournevis FACOM : l’étiquette promettait une isolation 1000 V que l’outil n’a pas
La fiche 2026-10-0239 est d’une autre nature, et son motif mérite d’être lu en entier : 54 tournevis FACOM ATP2X125 ont été vendus dans une cartonnette dont la fiche d’emballage annonçait à tort qu’il s’agissait du modèle ATP2X125VEPB, isolé 1000 V, utilisable sans danger sur ou à proximité de composants électriques sous tension. Le tournevis réellement contenu dans la boîte est noir et non isolé ; le modèle isolé, lui, est rouge. La fiche complète : « Le tournevis FACOM ATP2X125 n’est ni isolé ni certifié de cette manière. »
Le risque déclaré est le choc électrique, et la description de la fiche va jusqu’à l’électrocution si l’outil est utilisé sur ou à proximité de composants sous tension. C’est le cas de figure le plus trompeur d’un rappel de produit : l’objet n’est pas défectueux, c’est la confiance qu’il inspire qui l’est — un tournevis d’électricien qu’on croit isolé. La commercialisation a couru du 15 juillet au 8 octobre 2026, dans toute la France, chez Leroy Merlin et Castorama. La référence à vérifier est ATP2X125VEPB, le code-barres 3662424096594. La conduite à tenir est de ne plus utiliser le tournevis et de le rapporter au point de vente ; la compensation déclarée est un échange, au 04 81 69 52 02.
Le fabricant confirme de son côté, sur la page d’accueil de son site, procéder au rappel des « tournevis ATP.VE » achetés entre ces deux dates, précise qu’« aucun autre modèle n’est affecté » et renvoie à une notice — « Déclaration de compréhension — FACOM ATP.VE — PROTWIST isolé 1000 V » — qui décrit la marche à suivre. Un point que la fiche RappelConso ne donne pas : aucun numéro de lot — la fiche porte « non concerné » — le repérage repose donc sur la référence, la couleur du manche et la période d’achat.
Des bijoux d’enfants vendus chez TEDi : du plomb dans la soudure de la bague
La fiche 2026-10-0231 vise un set de trois bijoux rose & jaune — « bague, bracelet et collier avec des éléments en plastique colorés » — que la fiche classe en bébés-enfants (hors alimentaire), jouets. Le motif déclaré est un résultat de test : une teneur élevée en plomb au niveau de la soudure de la bague. Le risque déclaré est un risque chimique, que la fiche résume en une ligne : « une réaction de la peau en portant la bague ». Elle ajoute qu’il est « fortement déconseillé de continuer à utiliser ou à porter cette parure ».
La vente a couru du 19 juillet au 21 octobre 2026, dans tous les magasins TEDi de France, sur l’ensemble du territoire. La conduite à tenir est de ne plus utiliser le produit et de le rapporter au point de vente ; la compensation déclarée laisse le choix entre remboursement et échange, au 01 58 92 66 98. Comme pour le tournevis, aucun numéro de lot n’est donné : c’est le modèle, tel que la fiche le décrit, qui est visé.
Ce que ces trois fiches ne disent pas
Trois limites, communes à ce type de fiche, valent d’être dites. Le nombre de produits concernés n’est connu que pour le tournevis — 54 exemplaires — ; pour l’onigiri comme pour les bijoux, aucune fiche ne donne de quantité. Les deux fiches non alimentaires ne donnent aucun numéro de lot, ce qui rend le repérage moins mécanique que pour un produit alimentaire daté. Et ces rappels sont volontaires, sans arrêté préfectoral : les informations publiées sont celles transmises par le professionnel — Carrefour pour l’onigiri, Stanley Black & Decker France pour FACOM, TEDi Distribution pour les bijoux — et la DGCCRF les publie telles quelles. Nous les reprenons comme des déclarations, jamais comme un constat que nous aurions fait nous-mêmes.
Comment vérifier, et où sont les autres rappels du jour
Les trois fiches sont consultables à leur adresse sur rappel.conso.gouv.fr — fiches 2026-10-0235, 2026-10-0239 et 2026-10-0231 —, chacune avec son affichette imprimable. Pour l’onigiri, ce sont le lot 293 et la date limite du 26 octobre qui tranchent ; pour le tournevis, la référence et la couleur du manche ; pour les bijoux, le modèle et le magasin.
Ces trois fiches ne sont pas les seules du jour. Le même dépôt porte quatorze fiches visant les conserves et verrines du charcutier audois Le Cochon du Madres, dont une rillette pur cochon au risque de botulisme : c’est un sujet distinct, que nous avons traité séparément dans Quinze conserves d’un charcutier de l’Aude rappelées, dont une rillette au risque de botulisme. Rappels alimentaires et rappels de produits non alimentaires ne se vérifient pas de la même façon : pour les premiers, c’est la date limite qui commande ; pour les seconds, la référence. Les rappels d’outils ne sont d’ailleurs pas rares — ceux du 21 octobre comprenaient déjà une tronçonneuse, et ceux du 19 octobre deux jouets pour bébés — la même famille de produits que les bijoux ci-dessus. Pour la logique du lot et de la date limite sur un produit alimentaire, le rappel de saucisses de volaille du 19 octobre en donne un exemple détaillé, et notre récapitulatif des rappels du 9 au 12 octobre détaille ce qu’il faut regarder chez soi, produit par produit.
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