Quinze conserves d’un charcutier de l’Aude rappelées, dont une rillette au risque de botulisme
Le dépôt public des rappels de produits porte quatorze fiches nouvelles publiées ce jeudi 22 octobre 2026, toutes attribuées au même charcutier audois, Le Cochon du Madres : pâtés, boudins, jambonneau et une rillette pur cochon pour laquelle le risque déclaré est le botulisme. Les quinze fiches de la campagne — dont une parue la veille — portent la même marque de salubrité, 11127004, et la même date de fin de commercialisation, le 20 octobre 2026.
Composition 15dumois — sources : RappelConso (DGCCRF), fiches 2026-10-0207 à 2026-10-0224 — Sources : RappelConso (DGCCRF) — fiches 2026-10-0207 à 2026-10-0224. Le dépôt public des rappels de produits — RappelConso, tenu par la DGCCRF — porte quatorze fiches nouvelles publiées au fil de la matinée du jeudi 22 octobre 2026. Elles ne visent ni une enseigne nationale ni un produit de grande marque : toutes désignent les conserves et les verrines d’un même charcutier de l’Aude, Le Cochon du Madres, et portent la même marque de salubrité, 11127004. Treize déclarent un défaut de fabrication — micro-fuite, thermoscellage défectueux, anomalie de conditionnement. La quatorzième, une rillette pur cochon de 180 g, porte un risque d’un autre ordre : le botulisme. Un rappel se vérifie référence par référence — voici ce que chaque fiche demande de regarder, et ce qu’elle ne dit pas.
Quatorze fiches, un seul atelier, une seule date de fin de commercialisation
Les quatorze fiches partagent le même fabricant, la même marque — le cochon du madres — et la marque de salubrité 11127004. Ce numéro est celui à chercher sur l’étiquette : il identifie l’atelier qui a fabriqué et conditionné le produit, et c’est lui qui relie entre elles les quatorze références, des pâtés aux boudins.
Trois autres points sont communs. La vente s’est faite en Occitanie, dans des circuits courts : caves, coopératives et épiceries de producteurs plutôt que grandes surfaces. La commercialisation s’est arrêtée le 20 octobre 2026 pour l’ensemble des références. Et les quatorze fiches sont des rappels volontaires, sans arrêté préfectoral : c’est le fabricant qui les a déclenchés, et la DGCCRF publie ce qu’il lui transmet. La compensation déclarée est un échange, et la conduite à tenir, ne plus consommer et rapporter le produit au point de vente.
Le motif déclaré dans treize fiches est un « défaut de fabrication, défaut d’étanchéité (micro-fuites, thermoscellage défectueux) ou anomalies de conditionnement ». La formulation est celle des fiches elles-mêmes : ces produits « ont été fabriqués et/ou conservés dans des conditions ne permettant pas d’apporter des garanties sanitaires satisfaisantes ». Sur une conserve artisanale, un joint qui lâche n’est pas un défaut cosmétique : c’est la garantie de stérilisation qui tombe. La fiche ne dit pas, en revanche, ce qui a provoqué cette perte d’étanchéité.
Une rillette pur cochon, seule fiche à porter un risque de botulisme
La fiche 2026-10-0207 vise une rillette pur cochon de 180 g en verrine, avec deux dates de durabilité minimale : 12 mai 2028 et 23 octobre 2028. Le motif déclaré est une anomalie de conditionnement, et le risque encouru clostridium botulinum, l’agent responsable du botulisme. C’est la seule des quinze fiches de cette campagne — quatorze publiées ce matin, une publiée la veille — à porter ce risque.
La fiche détaille les signes de l’intoxication botulique : sensation de vision floue, paupières tombantes, troubles de la parole, difficulté à avaler, sécheresse de la bouche, faiblesse musculaire. Ces symptômes apparaissent le plus souvent 12 à 72 heures après l’ingestion, mais peuvent se manifester jusqu’à dix jours plus tard. Une personne qui aurait consommé ce produit et présenterait de tels signes dans les dix jours est invitée à consulter sans délai son médecin traitant, en lui signalant cette consommation ainsi que le lieu et la date d’achat. En l’absence de symptôme dans les dix jours suivant la dernière consommation, la fiche indique qu’il est inutile de s’inquiéter et de consulter un médecin.
Elle rappelle aussi que le botulisme est une maladie rare, qui résulte le plus souvent de la consommation d’une conserve ou d’une charcuterie artisanale ou familiale dont la stérilisation n’a pas été maîtrisée ou dont la chaîne du froid n’a pas été respectée, et renvoie au dossier que le ministère de l’Agriculture consacre au botulisme.
Les quinze références, et la date à chercher chez soi
Ce sont des conserves : elles se gardent à température ambiante et peuvent donc encore se trouver au fond d’un placard plusieurs mois après l’achat. La date à vérifier est la date de durabilité minimale, imprimée sur le couvercle ou l’étiquette. Voici les références rappelées et leurs dates, fiche par fiche.
Rillette pur cochon, 180 g (verrine) — durabilité minimale au 12/05/2028 ou au 23/10/2028 — fiche 2026-10-0207.
Pâté de lapin, 180 g (verrine) — 12/05/2028 ou 06/08/2029 — fiche 2026-10-0209.
Boudin pur cochon, 180 g (conserve) — 27/11/2028, 26/06/2028 ou 19/03/2029 — fiche 2026-10-0210.
Pâté pur cochon, 180 g (conserve) — 29/09/2028 ou 06/03/2028 — fiche 2026-10-0211.
Pâté de foie pur cochon, 180 g (conserve) — 29/09/2028 ou 25/05/2029 — fiche 2026-10-0212.
Pâté de foie aux cèpes, 180 g (conserve) — 25/05/2029 ou 21/08/2028 — fiche 2026-10-0213.
Pâté au cognac, 180 g (conserve) — 27/11/2028 ou 26/03/2028 — fiche 2026-10-0214.
Boudin à l’oignon, 180 g (conserve) — 25/06/2029 — fiche 2026-10-0215.
Pâté à l’oignon, 180 g (conserve) — 27/11/2028 ou 25/06/2029 — fiche 2026-10-0216.
Jambonneau, 320 g (verrine) — 09/09/2028, 02/04/2029, 24/07/2029 ou 31/07/2028 — fiche 2026-10-0217.
Pâté aux cèpes pur cochon, 180 g (verrine) — 26/02/2029, 03/09/2029, 19/05/2028 ou 23/10/2028 — fiche 2026-10-0218.
Pâté campagne fines herbes, 180 g (verrine) — 16/09/2028, 30/01/2028, 05/03/2029, 25/06/2029 ou 26/06/2028 — fiche 2026-10-0219.
Pâté campagne fines herbes, 280 g (verrine) — 10/12/2028, 24/07/2028, 26/05/2028 ou 13/02/2028 — fiche 2026-10-0220.
Pâté de foie aux cèpes pur cochon, 180 g (verrine) — 21/08/2028 — fiche 2026-10-0224.
Pâté de canard, 290 g (verrine) — 13/03/2028 — fiche 2026-10-0223, parue la veille et mentionnée dans notre point de rappels d’hier après-midi.
Une précision qui compte pour vérifier : aucune de ces fiches ne donne de numéro de lot ni de code-barres. Le repérage repose sur trois éléments seulement — la marque, le numéro de salubrité 11127004 et la date de durabilité minimale. C’est moins précis que dans d’autres rappels que nous avons suivis, où les fiches nomment des lots et des codes-barres : ici, un produit acheté en 2025 et un produit acheté en 2026 peuvent porter des dates différentes mais un conditionnement défectueux identique.
Où ces produits ont été vendus
Toutes références confondues, les fiches nomment une douzaine de points de vente, en Occitanie et un à Toulouse : Au Comptoir des Producteurs à Lézignan-Corbières (11200), La Ferme côté Producteurs à Narbonne (11100), Oulibo à Bize-Minervois (11120), Les Papilles aux Angles (66210), La Boutique éphémère à Leucate (11370), Caval Limoux, la coopérative agricole de Limoux et la Croix-Rouge à Limoux (11300), Art Vin 3 à Quillan (11500), Moulin d’Aude et Tissot à Alet-les-Bains (11300), et Envie du Sud à Toulouse.
Chaque fiche ne cite que les points de vente qui la concernent, et ces listes ne se recoupent pas entièrement : nous réunissons ici ce que les quinze fiches nomment, sans en déduire qu’un magasin donné aurait vendu la totalité des références. La zone de vente déclarée, elle, est la même pour toutes : l’Occitanie.
Ce que ces fiches ne disent pas
Aucune des quatorze fiches ne mentionne de malade, d’hospitalisation ni de réaction déclarée. Aucune ne chiffre le nombre d’unités fabriquées ou vendues, ni le nombre de consommateurs exposés, ni le fait que le produit serait encore en rayon. Aucune ne donne de numéro de contact permettant de joindre le fabricant. Et aucune n’explique l’origine du défaut d’étanchéité : la fiche décrit ce qui a été constaté — un conditionnement qui n’offre pas de garanties sanitaires satisfaisantes — et non ce qui l’a provoqué.
Ces quatorze fiches ne constituent pas une alerte sanitaire générale : elles visent des produits précis, vendus dans un réseau de producteurs d’un département et de ses voisins. Leur utilité est de permettre à quelqu’un qui a acheté un pâté, un boudin, un jambonneau ou une rillette de cette marque de vérifier trois choses sur l’étiquette : la marque, le numéro 11127004 et la date de durabilité minimale.
Nos points de rappel précédents
Ces fiches rejoignent la série que nous suivons à chaque passe : les onze fiches de la fin de journée du 21 octobre (neuf produits au THC, une sardine à l’histamine, une ficelle au bisphénol A), les deux fiches du matin du 21 octobre (bœuf haché vendu à la demande chez Auchan Mantes, boudin à la viande du E.Leclerc d’Arès), les quatre fiches du 20 octobre (moules de bouchot à Escherichia coli, saucisse de thon à l’histamine, confit de canard), celles du 19 octobre, le premier point du 19 octobre (quenelles de foie et deux jouets pour bébés), les crevettes cuites réfrigérées rappelées pour listeria, les viandes hachées des Ateliers rappelées pour E. coli O157:H7, les saucisses de volaille rappelées pour salmonelle, le récapitulatif des 15 et 16 octobre et celui du 16 octobre.
Pour mémoire, la conduite à tenir est toujours la même : ne pas consommer ou ne pas utiliser le produit, le rapporter au point de vente, se faire rembourser ou échanger, et conserver le ticket si le produit a été jeté. RappelConso publie ses fiches à l’adresse rappel.conso.gouv.fr, et les mêmes données figurent dans le jeu de données public « RappelConso » hébergé par data.economie.gouv.fr ; si un produit rappelé est encore en rayon, le signalement se fait sur SignalConso.
Sources : RappelConso (DGCCRF), fiches 2026-10-0207 à 2026-10-0224 — rillette pur cochon 180 g (botulisme), pâté de lapin 180 g, boudin pur cochon 180 g, pâté pur cochon 180 g, pâté de foie pur cochon 180 g, pâté de foie aux cèpes 180 g, pâté au cognac 180 g, boudin à l’oignon 180 g, pâté à l’oignon 180 g, jambonneau 320 g, pâté aux cèpes pur cochon 180 g, pâté campagne fines herbes 180 g et 280 g, pâté de foie aux cèpes pur cochon 180 g — ainsi que la fiche 2026-10-0223 (pâté de canard 290 g), parue la veille. Marque, marque de salubrité, référence, conditionnement, dates de durabilité minimale, motifs, risques encourus, zones et lieux de vente, conduites à tenir et modalités de compensation ont été relevés le 22 octobre 2026 sur les fiches RappelConso et recoupés avec le jeu de données public du même dépôt (identifiants internes 23879, 23881 à 23892 et 23896 pour les quatorze fiches du jour, 23895 pour celle de la veille ; les quinze portent la marque de salubrité 11127004). Aucun de ces éléments n’a été déduit ni complété, et nous ne chiffrons pas l’exposition des consommateurs : aucune des fiches consultées n’en donne la mesure.
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