Prix au litre, prix au kilo : comparer ce qui est comparable
Le prix au litre ou au kilo est le seul qui permette de comparer deux formats — et c'est une obligation légale pour les produits préemballés. Où le lire, pourquoi un format familial peut être plus cher à l'unité, et la mention obligatoire quand une quantité baisse.
Graphique 15dumois — economie.gouv.fr. Le prix qui compte n’est pas celui du paquet : c’est celui du litre ou du kilo. C’est la seule façon de comparer deux formats — et c’est aussi une obligation légale pour le commerçant. Encore faut-il savoir où le lire, et ce que le magasin doit afficher depuis 2024 quand une quantité diminue sans que le prix baisse.
Ce que le commerçant doit afficher
- Le prix global et le prix à l’unité de mesure — au litre ou au kilo — pour les produits alimentaires, d’hygiène ou d’entretien préemballés. Le texte de référence est l’arrêté du 16 novembre 1999.
- Le prix global et le prix à l’unité également lors de la vente d’un lot de produits.
- Si le nombre d’articles rend l’étiquetage impossible, un catalogue doit être mis à disposition pour connaître le prix de chaque article non étiqueté.
- Le prix est exprimé en euros toutes taxes comprises, de façon visible et compréhensible, et vous devez pouvoir le connaître sans avoir à le demander.
Quand le prix ne peut pas être calculé à l’avance, le professionnel doit vous fournir le mode de calcul et, s’il y en a, tous les frais supplémentaires — transport, livraison, affranchissement et les autres.
L’erreur de raisonnement la plus courante
Un format familial n’est pas automatiquement moins cher au kilo. Deux formats peuvent afficher le même prix au kilo, et un lot promotionnel peut être plus cher à l’unité que le format standard vendu à côté. Sans le prix à l’unité de mesure, la comparaison se fait sur l’impression, pas sur le chiffre.
La méthode tient en une phrase : ramener chaque option au même dénominateur — le kilo ou le litre — puis comparer. Le paquet, le nombre de doses et la taille du lot n’entrent plus dans la décision.
Depuis le 1er juillet 2024 : les quantités qui diminuent
Les supermarchés à prédominance alimentaire de plus de 400 m² doivent informer les consommateurs lorsqu’un produit préemballé voit sa quantité diminuer — ce qui fait monter le prix à l’unité de mesure. La mention doit figurer directement sur l’emballage ou sur une étiquette proche, dans la même taille de caractères que le prix unitaire, et doit être rédigée ainsi : « Pour ce produit, la quantité vendue est passée de X à Y et son prix au (unité concernée) a augmenté de …% ou …€. »
L’obligation s’applique pendant deux mois à compter de la mise en vente du produit dans sa nouvelle quantité, et vaut aussi pour un lot dont le nombre d’unités a été réduit. Tout manquement est passible d’une amende administrative de 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.
Ce que cette obligation ne couvre pas
Elle concerne les produits préemballés vendus dans les magasins concernés, dans le cadre précis prévu par le texte. Elle ne transforme pas tous les rayons en comparateur, et elle ne remplace pas votre calcul : la mention n’apparaît que pendant deux mois, et seulement quand la quantité a baissé.
Sources : economie.gouv.fr, « Affichage des prix : ce que vous devez savoir » ; service-public.fr, fiche « Affichage des prix : règles à respecter » (vérifiée le 2 juillet 2024) ; arrêté du 16 novembre 1999 relatif aux prix de vente à l’unité de mesure ; arrêté du 16 avril 2024 relatif à l’information des consommateurs sur le prix des produits dont la quantité a diminué. À lire aussi : la règle des 30 jours.
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