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Confiance des ménages : 80 en octobre, le plus bas depuis juin 2013

L'indicateur de confiance des ménages tombe à 80 en octobre, son plus bas niveau depuis juin 2013 selon l'Insee. Ce que ce chiffre mesure, et ce qu'il ne dit pas des dépenses ni des prix.

Confiance des ménages : 80 en octobre, le plus bas depuis juin 2013

L’Insee publie ce 27 octobre son enquête sur la confiance des ménages : l’indicateur de synthèse tombe à 80, son niveau le plus bas depuis juin 2013, et le solde d’opinion sur l’opportunité de faire des achats importants se dégrade. C’est un état d’esprit mesuré par sondage, pas un relevé de dépenses.

À retenir

  • Indice de confiance : 80 en octobre, contre 85 en août et en septembre. Sa moyenne de longue période est de 100.
  • Achats importants : le solde d’opinion passe de −37 à −41, pour une moyenne de longue période de −16.
  • L’enquête mesure des opinions. Elle ne mesure ni les dépenses réelles ni l’inflation.
  • Les réponses ont été recueillies du 25 septembre au 19 octobre 2026.

Ce que dit le chiffre de 80

L’indicateur synthétique de confiance des ménages s’établit à 80 en octobre 2026, contre 85 en août et en septembre (valeur de septembre telle que publiée dans cette édition). L’Insee écrit que la confiance « se dégrade fortement » et situe ce niveau « bien au-dessous de sa moyenne de longue période », fixée à 100 sur janvier 1987-décembre 2025.

Ce 80 est un point d’indice, pas un pourcentage de ménages. Il résume six soldes d’opinion : niveau de vie passé et futur, situation financière personnelle passée et future, chômage, opportunité de faire des achats importants. Un solde est l’écart entre la part de réponses positives et la part de réponses négatives.

Achats importants et finances personnelles

Sur les achats importants, le solde d’opinion s’établit à −41 en octobre, contre −37 en septembre ; sa moyenne de longue période est de −16. Un solde négatif signifie que les réponses défavorables l’emportent : la part de ménages jugeant le moment opportun pour de tels achats se replie.

Les ménages sont aussi plus pessimistes sur leur situation financière personnelle. Le solde sur son évolution future perd 9 points (−24, contre −15 en septembre) et celui sur son évolution passée en perd 6 (−32, contre −26).

L’épargne : un climat qui reste haut

Le climat de l’épargne recule de 2 points, à 118, mais l’Insee note qu’il « se maintient toutefois nettement au-dessus de sa moyenne de longue période (100) ». Le solde sur l’opportunité d’épargner perd 6 points et celui sur la capacité d’épargne future en perd 3. La capacité d’épargne actuelle est stable, et les deux capacités restent au-dessus de leur moyenne de longue période. Ce sont des opinions : l’enquête ne dit pas combien les ménages ont mis de côté.

Opinion, dépenses, prix : ce que l’enquête ne dit pas

Trois choses à ne pas confondre. L’opinion des ménages sur le bon moment pour acheter n’est pas leur dépense réelle, que cette enquête ne mesure pas. Leur perception des prix, sur laquelle l’enquête les interroge pour le passé et pour l’avenir, n’est ni l’inflation mesurée ni une prévision de l’Insee ; pour l’inflation mesurée, voir notre point sur l’inflation de septembre. Enfin, un indicateur collectif ne dit rien du besoin d’un foyer précis : remplacer un appareil en panne ou reporter un projet reste une décision de budget personnel.

Un point de calendrier : environ 2 000 ménages ont été interrogés par téléphone, avec des réponses recueillies du 25 septembre au 19 octobre 2026, pour l’essentiel durant les deux premières semaines. Ce qui s’est passé après le 19 octobre n’y figure pas.

Source : Insee, Informations rapides n°260, 27 octobre 2026.

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