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22 octobre — il reste 9 jours sur les 31 du mois.

Contrôle technique deux-roues : votre date limite est personnelle, et elle tombe en 2026

Si votre deux-roues a été immatriculé en 2020 ou 2021, son premier contrôle technique est à passer en 2026 — mais pas forcément avant le 31 décembre : la date dépend de votre date anniversaire de mise en circulation. Voici comment calculer la vôtre, ce que le contrôle vérifie désormais, et ce qu’il en coûte vraiment.

Contrôle technique deux-roues. Visuel 15dumois, rubrique Transports : 31 déc. 2026 — plafond pour les véhicules déjà en circulation ; 4e mois après l'anniversaire — votre échéance personnelle. Source : Ministère de la Transition écologique — contrôle technique.Graphique 15dumois — Ministère de la Transition écologique.

La règle générale est simple, son application beaucoup moins. Ce qu’il faut retenir tient en une phrase : votre date limite est le quatrième mois qui suit la date anniversaire de la première mise en circulation de votre machine, et au plus tard le 31 décembre 2026.

Votre date limite, en une ligne

Vous êtes concerné si votre véhicule a été immatriculé entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021. Le premier contrôle technique doit être réalisé en 2026, mais pas nécessairement au 31 décembre : le ministère de la Transition écologique précise qu’il intervient au plus tard quatre mois après la date anniversaire de la mise en circulation, dans la limite du 31 décembre 2026.

L’exemple donné par l’administration : un deux-roues mis en circulation le 20 juin 2021 doit être contrôlé au plus tard le 20 octobre 2026.

La donnée à lire n’est donc pas l’année d’immatriculation, mais la date de première mise en circulation — le champ B de votre certificat d’immatriculation. Et la limite du 31 décembre n’est pas un repère décoratif : si votre date anniversaire tombe après le 31 août, les quatre mois dépassent la fin de l’année, et c’est le 31 décembre 2026 qui s’applique.

Un point de calendrier utile : ce dispositif d’étalement s’applique « jusqu’à la fin de l’année 2026 ». C’est le dernier contingent à bénéficier de l’étalement ; après lui, on entre dans le droit commun, où le premier contrôle se fait dans les six mois qui précèdent le cinquième anniversaire du véhicule.

Qui doit y passer, et qui non

Le contrôle concerne les véhicules de catégorie L : cyclomoteurs, motos, scooters, tricycles à moteur, quadricycles légers et lourds. Toutes les cylindrées sont visées, cyclomoteurs de 50 cm³ compris, et toutes les motorisations, électrique comprise.

Deux situations sortent du dispositif : les motos de compétition appartenant à une personne titulaire d’une licence délivrée par une fédération sportive, et les véhicules immatriculés à partir du 1er janvier 2022, qui suivent une autre règle : premier contrôle dans les quatre ans et demi à cinq ans suivant la mise en circulation.

Si vous êtes concerné, la durée de validité du contrôle est de trois ans, puis le rythme reste triennal.

Reste une précaution pratique que peu de reprises d’actualité mentionnent : tous les centres de contrôle ne sont pas habilités pour la catégorie L. L’administration invite à se renseigner auprès du centre avant de s’y présenter.

Ce que le contrôle regarde désormais

Le professionnel vérifie l’état des freins, la direction, les feux et équipements électriques, les rétroviseurs, les essieux, roues, pneus et suspensions, ainsi que l’absence d’émissions polluantes et sonores excessives.

Deux contrôles se sont ajoutés depuis la mise en place : la mesure du niveau sonore, intégrée en 2025, et, depuis le 1er mars 2026, des vérifications destinées à contrôler la conformité de la vitesse maximale des cyclomoteurs. Pour un cyclomoteur, cette vitesse est encadrée : la catégorie L1e du code de la route désigne un deux-roues « dont la vitesse maximale par construction est égale ou supérieure à 6 km/h et ne dépasse pas 45 km/h ». Autrement dit, une machine qui dépasse 45 km/h n’est plus conforme à ce qu’elle est censée être.

À l’issue du contrôle, un timbre est apposé sur le certificat d’immatriculation : la lettre A pour un résultat favorable, S pour des défaillances majeures, R pour des défaillances critiques, avec la date de limite de validité.

Après le résultat : trois issues

  • Favorable : aucune défaillance majeure ou critique. Le véhicule repart pour trois ans.
  • Défavorable pour défaillances majeures : des réparations sont nécessaires, puis une contre-visite dans les deux mois.
  • Défavorable pour défaillances critiques : le véhicule n’est plus autorisé à circuler à partir de minuit le jour du contrôle. Réparations, puis contre-visite, également dans les deux mois.

Pour les véhicules de catégorie L, le délai de contre-visite est de deux mois.

Combien ça coûte — et pourquoi nous ne donnons pas de prix

C’est le point sur lequel nous refusons de faire semblant. L’administration l’écrit noir sur blanc : « le prix n’est pas réglementé par l’État. Il est par conséquent fixé librement par les gérants des centres de contrôle. » Il n’existe donc pas de tarif officiel, ni de fourchette officielle.

Les montants que l’on trouve un peu partout viennent de sources commerciales, pas d’un texte. Nous ne les recopierons pas : vous compareriez des chiffres que personne ne garantit. En revanche, un arrêté du 29 juillet 2020 encadre la publicité des prix de ces prestations : demandez-les avant de laisser la machine, et comparez plusieurs centres — c’est le seul conseil honnête qu’on puisse donner sur ce terrain.

Rouler sans contrôle valide

Le défaut de contrôle technique est une contravention : l’amende forfaitaire est de 135 €, minorée à 90 € en cas de paiement rapide et majorée à 750 € au-delà des délais de paiement.

En cas de contrôle par les forces de l’ordre, une décision d’immobilisation peut être prise. Le certificat d’immatriculation est alors retenu, une fiche de circulation valable sept jours est remise au conducteur pour lui permettre de rejoindre un centre, et la carte grise n’est restituée que sur présentation du procès-verbal attestant un résultat satisfaisant.

Ne pas confondre avec le contrôle technique des voitures

Le contrôle technique des véhicules légers a lui aussi changé, avec l’intégration des rappels constructeurs « stop drive » depuis fin 2025. Ce sont deux réglementations distinctes : les règles de cet article concernent la catégorie L, pas les voitures.

Ce que nous n’affirmons pas

  • L’exemption des véhicules de collection antérieurs à 1960. Elle figure dans un résumé de l’arrêté du 23 octobre 2023 publié par une préfecture, que nous n’avons pas pu recouper sur le texte lui-même. Si vous êtes dans ce cas, faites confirmer par un centre agréé.
  • Le niveau réel des prix. Aucune référence officielle n’existe, et nous ne publierons pas une fourchette de marché comme s’il s’agissait d’un tarif.
  • Le sort des recours dirigés contre le dispositif : nous n’avons pas lu la décision sur une source officielle, et nous ne l’affirmerons donc pas.
  • La date exacte à laquelle la mesure du niveau sonore a été intégrée : le ministère indique 2025, sans préciser le jour.

Sources

  • Ministères de la Transition écologique et des Transports, page « Contrôle technique des véhicules » (mise à jour du 30 avril 2026) : délai de cinq ans pour la catégorie L, tableau d’échelonnement 2020-2021, règle des quatre mois après la date anniversaire dans la limite du 31 décembre 2026, fin de l’étalement fin 2026, renforcement de la mesure du niveau sonore en 2025 et du contrôle de la vitesse des cyclomoteurs au 1er mars 2026, délai de contre-visite de deux mois, timbre A/S/R.
  • Service-public.gouv.fr, fiche « Contrôle technique d’un 2, 3 roues ou quadricycle à moteur (catégorie L) » : sanctions, amende forfaitaire de 135 € pouvant aller jusqu’à 750 €, immobilisation, rétention du certificat d’immatriculation et fiche de circulation de sept jours ; et article « Le contrôle technique pour les deux-roues mis en place à partir du 15 avril 2024 » : véhicules concernés, exemple du 20 juin 2021, exemption des motos de compétition, validité de trois ans, points vérifiés, issues du contrôle, prix non réglementé.
  • economie.gouv.fr (DGCCRF), fiche « Contrôle technique : comment procéder ? » : amende forfaitaire de 135 €, minoration à 90 €, majoration à 750 €, et renvois aux articles du code de la route.
  • Code de la route, article R311-1 : définition de la catégorie L1e, vitesse maximale par construction de 45 km/h pour un cyclomoteur.

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